Travaux à Saint-Goustan

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Ca va durer quelques temps, un mois ou deux, je ne sais pas.  L’ivresse mêle ses étoiles aux effets secondaires des travaux. 

Le port est butiné, morcelé. Son ventre n’est plus pavé. Un grillage sépare le promeneur de la mer. 

Requinqué, il devrait repartir pour deux cents ans. Ni vous, ni moi, ni le premier magistrat de la ville ne verra sa prochaine jouvence. 

C’est trop loin. J’aurai assisté donc à cela : le port de mon enfance se fait une jeunesse. 

Au loin, il y a le pont sur lequel s’écoule la circulation des automobiles. Il est jeune, lui. Il n’a pas encore vingt ans. Le verrai-je lui aussi, se faire une toilette. 

C’est possible. On construit dans le vide, dans l’urgence.  Ses pieds sont peut-être de sable. Je ne sais pas. Je m’en moque. J’attende qu’il revienne mon port dans sa robe première. 

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